Le code, « c’est pour les garçons » Regina Honu, la femme qui a prouvé le contraire
Dans un Ghana où l’on disait que la technologie était « une affaire d’hommes », Regina Honu a décidé de changer les règles du jeu. Passionnée d’informatique dès l’enfance, elle a dû surmonter moqueries, doutes et manque de soutien pour poursuivre sa voie.
De la curiosité d’enfant aux premières lignes de code
Petite fille à Accra, Regina Honu aimait démonter les objets électroniques pour comprendre comment ils fonctionnaient. Mais à l’école, elle entendait souvent la même phrase :
« Le code, c’est pour les garçons. »
Mais cette phrase, au lieu de l’arrêter, va devenir le point de départ d’une mission.
Plutôt que de se décourager, elle a choisi de prouver le contraire. Passionnée par la technologie, elle s’est formée, parfois seule, affrontant les préjugés et le manque de modèles féminins dans le domaine.
De l’obstacle à la mission
Après plusieurs années dans le monde de la tech, très vite, elle comprend que son véritable combat n’est pas seulement de réussir, mais d’ouvrir la voie aux autres.
Regina décide de créer Soronko Academy, la première école de codage pour filles et femmes en Afrique de l’Ouest. Son but : donner à la jeunesse, surtout féminine, les moyens de créer, innover et trouver leur place dans un monde numérique en pleine expansion.
À travers Soronko, elle a déjà formé des milliers de jeunes à la programmation, à la pensée critique et à l’entrepreneuriat. Pour elle, chaque ligne de code est une porte vers la liberté.

Soronko Academy / Credit photo : Soronko Academy
Une voix pour le changement
Aujourd’hui, Regina Honu est reconnue parmi les femmes les plus influentes de la tech africaine.
Conférencière, entrepreneure sociale, mentor, elle incarne une Afrique qui se construit par la connaissance et l’audace.
« Le plus grand pouvoir, c’est de donner aux autres les outils pour se créer un avenir. »
Son parcours est la preuve vivante qu’on peut transformer le doute en moteur, et la différence en force.
InspIX, Ta voix mérite l’écho !





