Miss Celia, du Togo au monde : la foi d’une femme et un record né d’une promesse !
Il y a des rêves qui naissent dans la lumière, et d’autres dans la douleur.
Celui de Miss Celia appartient à la seconde catégorie. Un rêve forgé dans la perte, mais nourri par la foi. Quand son amie Cassy s’en est allée, elle aurait pu se taire, se refermer, abandonner. Mais elle a choisi l’inverse, transformer la peine en puissance, et la tristesse en un projet porteur d’espérance.

De cette promesse intime est né un défi immense : inscrire son nom, et celui du Togo, dans le Guinness World Records.
Une promesse, une foi, un record. Lisez l’interview qui va vous inspirer !
Partie 1 – Le parcours et les débuts
Pour commencer, qui est Miss Celia, au-delà de la cheffe et de l’event planner ?
Au-delà de la cheffe cuisinière et de l’event planner, je suis avant tout une femme passionnée, curieuse et profondément attachée à mon pays, le Togo. La cuisine et l’événementiel sont pour moi des moyens d’expression, mais aussi des outils pour inspirer, rassembler et valoriser nos talents locaux.
Derrière mes projets, il y a une femme qui croit en la persévérance, en l’excellence et en la transmission. Chaque plat, chaque événement que je réalise raconte une histoire, celle de mes racines, de mes expériences et de mes rêves.
Je suis aussi quelqu’un de très humain, qui apprend chaque jour, qui doute parfois, mais qui avance toujours avec foi et détermination. Mon objectif, c’est de montrer qu’avec du travail, de la passion et une vision claire, on peut transformer sa vie et impacter positivement les autres.
Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer dans la cuisine et l’événementiel ?
Ce qui m’a donné envie de me lancer, c’est l’amour du partage. La cuisine, pour moi, c’est un moyen d’exprimer ce que je ressens, de faire découvrir mon pays et de rassembler les gens. L’événementiel est venu ensuite comme une extension naturelle, parce que j’aime créer des moments uniques et faire vivre des émotions fortes. C’est ma manière à moi de donner du sens à ce que je fais.
Et puis, il y a eu aussi une dimension plus personnelle, j’ai voulu prouver qu’une femme togolaise peut bâtir quelque chose de grand à partir de sa passion, tout en inspirant d’autres jeunes à croire en leurs rêves.
Si tu repenses à tes débuts, quel moment t’a vraiment fait
dire : “Oui, c’est ma voie” ?
Le déclic est venu quand j’ai organisé mon tout premier événement culinaire et que tout s’est enchaîné naturellement. La passion, le stress, la joie, les compliments, mais surtout cette satisfaction intérieure.
J’ai compris que j’étais à ma place. Que c’était ma voie.
La cuisine et l’événementiel me permettent d’exprimer qui je suis, de créer, de rassembler, et d’inspirer. Ce mélange d’adrénaline, de créativité et d’amour du public… c’est ça qui m’a convaincue que je ne pouvais pas faire autre chose.
Quels obstacles ont marqué ton parcours, et comment tu as réussi à les transformer en force ?
Les plus grands obstacles de mon parcours ont été le manque de moyens, les préjugés, et parfois le fait d’être sous-estimée parce que je suis une jeune femme dans un milieu très compétitif.
Mais au lieu de les voir comme des freins, je les ai pris comme des défis à relever. Chaque critique est devenue une source de motivation, chaque échec une leçon, et chaque refus une occasion de me réinventer. C’est cette mentalité qui m’a permis d’aller plus loin, d’oser le Guinness World Record culinaire, et de croire que rien n’est impossible quand on a la passion et la persévérance.
Y a-t-il une personne ou une expérience qui t’a profondément façonnée ?
Oui, il y a une personne qui m’a profondément marquée et inspirée, mon amie Cassy, aujourd’hui décédée.
C’était quelqu’un qui croyait en moi avant même que je croie totalement en moi-même. Elle me répétait toujours que j’avais quelque chose de spécial, que je devais oser aller plus loin, et ne jamais douter de mes capacités. Sa disparition a été un choc, mais aussi une révélation. J’ai compris que la vie est courte, qu’il faut réaliser ses rêves pendant qu’on le peut.
C’est en grande partie grâce à elle que j’ai décidé de me lancer dans ce défi du Guinness World Record culinaire. Je voulais honorer sa mémoire, continuer à porter ce message de courage, de passion et de dépassement de soi qu’elle m’a transmis.
Partie 2 – Le défi Guinness et la vision
Ce défi Guinness World Record est ambitieux ! Comment est née cette idée ?
L’idée du Guinness World Record est née d’un moment très personnel. Après la perte de mon amie Cassy, je me suis promis de transformer ma douleur en quelque chose de beau et de grand.

Je voulais créer un projet qui allait marquer les esprits, qui allait inspirer et donner de l’espoir.
En découvrant ce record culinaire, j’ai senti que c’était un signe. C’était exactement le genre de défi qui me ressemblait, intense, exigeant, mais porteur de sens.
Ce projet, c’est plus qu’un record. C’est un message d’amour, de persévérance et de foi. C’est la preuve qu’on peut venir du Togo, d’Afrique, et viser le monde entier.
Peux-tu partager avec nous ce que cette performance représente pour toi personnellement et pour le Togo ?
Pour moi, ce Guinness World Record, c’est bien plus qu’une performance culinaire. C’est un acte de foi et de fierté. C’est une manière d’honorer mes origines, mon parcours et toutes les personnes qui ont cru en moi.
Pour le Togo, c’est un message d’espoir et de rayonnement. Nous avons des talents extraordinaires, mais souvent méconnus. À travers ce défi, je veux que le monde découvre la richesse de notre cuisine, notre créativité, et surtout notre détermination.
Ce record, c’est notre voix qui se fait entendre au-delà de nos frontières.
Comment te prépares-tu, mentalement et physiquement,
à un tel challenge ?
Ce type de défi demande autant de préparation mentale que physique. Mentalement, je me prépare en cultivant la patience, la concentration et la foi. J’ai appris à gérer la pression, à rester calme même dans les moments de fatigue ou de doute.
Je médite, je prie beaucoup, et je m’entoure de personnes positives qui croient en moi. Le mental, c’est la clé pour tenir sur la durée.
Physiquement, je m’entraîne chaque jour. La cuisine demande une grande endurance. Rester debout des heures, manipuler des ustensiles, supporter la chaleur… alors, je fais du sport, je surveille mon alimentation et je m’accorde des moments de repos pour préserver mon énergie.
Ce challenge, c’est une épreuve complète. Il faut de la tête, du cœur et du corps, et je travaille les trois avec la même détermination.
Tu dis souvent que ta cuisine raconte une histoire. Quelle histoire veux-tu que chaque plat fasse ressentir ?
Pour moi, chaque plat raconte une histoire.
Je veux que mes plats fassent ressentir la chaleur de nos foyers, l’amour du partage et les souvenirs d’enfance. Chaque saveur, chaque parfum a été choisi pour évoquer quelque chose : une tradition, une émotion, une culture.
Quand quelqu’un goûte ce que je prépare, je souhaite qu’il sente la passion et l’authenticité derrière chaque geste, qu’il comprenne que la cuisine est bien plus qu’un simple aliment, c’est une manière de transmettre, de relier les gens et de célébrer la vie.
Quelle est la plus belle émotion que tu aies vue naître chez quelqu’un grâce à ton art culinaire ?
La plus belle émotion que j’ai pu observer, c’est la surprise et la joie pure sur le visage des gens lorsqu’ils découvrent des saveurs auxquelles ils ne s’attendaient pas.
Voir quelqu’un s’émerveiller, se reconnecter à ses souvenirs ou partager ce moment avec ses proches grâce à mes plats, c’est là que je comprends le véritable pouvoir de la cuisine : créer de l’émotion, du lien et des expériences mémorables.
Derrière l’exploit, quelle est la vision que tu veux faire passer à travers ce record ?
Pour moi, ce record n’est pas seulement un exploit culinaire. C’est un message de foi et de détermination.
Je veux que les gens comprennent que les rêves ne sont pas réservés à certains, et que même en partant de peu, avec de la passion, du travail et du courage, on peut accomplir des choses incroyables.
Chaque plat que je préparerai pendant ce record porte un peu de mon histoire, de mes racines, et de mon envie de laisser une empreinte positive pour les générations futures.
Si tu devais décrire ton état d’esprit à quelques semaines de l’événement en un mot… ce serait lequel ?
Si je devais le résumer en un mot, ce serait “détermination”.
Chaque jour, je me rappelle pourquoi je fais ce défi, et cela me pousse à donner le meilleur de moi-même, peu importe la fatigue ou les difficultés.
Partie 3 – L’inspiration et le message

Quelle phrase ou croyance te guide dans les moments de doute ?
Un verset qui me guide particulièrement est Philippiens 4:13 : “Je puis tout par celui qui me fortifie.”
Chaque fois que je me sens fatiguée ou que je doute, ce verset me rappelle que je ne suis jamais seule et que je peux accomplir de grandes choses avec la foi et la détermination.
Si tu repenses à la petite fille que tu étais, qu’est-ce qu’elle penserait de la femme que tu es devenue aujourd’hui ?
Si je repense à la petite fille que j’étais, je crois qu’elle serait fière, émue et un peu étonnée.
Fière, parce qu’elle verrait que ses rêves d’enfant ne sont pas restés dans un coin, mais qu’ils ont pris vie. Émue, parce qu’elle se souviendrait de tout ce qu’il a fallu traverser pour en arriver là. Et étonnée, parce qu’elle n’aurait peut-être jamais imaginé que son amour pour la cuisine et pour les gens la mènerait jusqu’à un défi mondial.
Je pense qu’elle me dirait : “Tu n’as pas oublié d’où tu viens, et tu continues à avancer avec ton cœur.” Et pour moi, c’est ça, la plus belle réussite.
Que dirais-tu à une jeune femme ou un jeune créatif qui hésite à poursuivre sa passion ?
Je leur dirais : écoutez votre cœur et ne laissez personne vous dire que vous ne pouvez pas.
La route sera parfois difficile, il y aura des obstacles et des moments de doute, mais chaque effort compte.
Croyez en votre potentiel, osez vous lancer, et sachez que la persévérance transforme la passion en réussite. Ce que vous commencez aujourd’hui peut devenir votre plus belle histoire demain.
Qu’est-ce qui t’inspire encore aujourd’hui ?
Ce qui m’inspire encore aujourd’hui, ce sont les histoires des autres, la passion des jeunes et la résilience des femmes et des hommes autour de moi.
Chaque personne que je rencontre, chaque sourire, chaque gratitude que je reçois me rappelle pourquoi je fais ce métier et pourquoi je continue à me dépasser. Mon inspiration vient aussi de mes racines, de ma culture, et de ce désir profond de laisser un impact positif à travers la cuisine et l’événementiel.

Et enfin, comment veux-tu qu’on se souvienne de Miss Celia dans dix ans ?
Je souhaite que l’on se souvienne de moi comme d’une ambassadrice du Togo et de l’Afrique, quelqu’un qui a mis son talent au service de son pays et qui a inspiré les jeunes à rêver grand.
Que ce soit par mes créations culinaires, mes événements ou mes projets, je veux que mon héritage soit celui de la passion, de l’innovation et de l’audace.
Un mot pour les lecteurs d’InspiX ?
Mon dernier mot serait : osez, persévérez et inspirez autour de vous. Peu importe d’où vous venez, avec de la détermination et de la passion, vous pouvez accomplir de grandes choses. Que mon parcours serve d’exemple. Tout est possible quand on croit et qu’on agit avec cœur.
InspIX, Ta voix mérite l’écho !





